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Le progrès social à portée de vote

Le programme du Nouveau Front Populaire vient d'être dévoilé. C'est une toute autre politique qui va être mi en œuvre si l'ensemble de la gauche obtient une majorité solide au soir du 7 juillet.

Il s'agit lors de ces élections législatives d'à la fois mettre en échec l’accession au pouvoir de l’extrême droite et d'ouvrir la perspective d’une autre politique économique efficace, capable de redresser les comptes publics, de faire de solides investissements et d’être socialement juste.

En 2024

Les mesures immédiates seront l'augmentation du Smic à 1 600 euros(1), la hausse de 10 % du point d’indice des fonctionnaires, l’abrogation immédiate des réformes des retraites(2) et de l’assurance-chômage, la gratuité intégrale de l’école publique (cantine, périscolaire, fournitures, transport) et la revalorisation des aides aux logements (APL) de 10 %.

Cela coûtera 25 milliards d’euros. Pour financer ces dépenses, 30 milliards de rentrées fiscales nouvelles seront générées par une taxe sur les superprofits et un impôt de solidarité sur la fortune (ISF) avec une composante climatique.

En 2025

Ce sont 100 milliards qui seront budgétés afin de mettre en place « une politique d’investissements publics, dans l’éducation, la santé et pour la bifurcation écologique ». Il s'agira de prioriser l’embauche d’enseignants, de mettre en place un plan pluriannuel de recrutement des professionnels du soin et du médicosocial assorti d’une revalorisation des salaires, l’intensification de la rénovation thermique en augmentant les aides dédiées, le renforcement la structuration de filières de production d’énergies renouvelables, et l’introduction d’une garantie d’autonomie qui complète les revenus des jeunes situés sous le seuil de pauvreté.

L'abolition des niches fiscales « inefficaces, injustes et polluantes » rapportera 25 milliards, l'établissement d'un impôt sur les successions ciblant les plus hauts patrimoines, 17 milliards, rendre la CSG plus progressive et rétablir l’impôt sur le revenu avec l’établissement d’un barème à 14 tranches rapportera plusieurs dizaines de milliards sans compter la suppression de la flat tax « pour que les revenus du capital soient imposés au même niveau que les revenus du travail ».

Pour 2026 et 2027

Ce sont 150 milliards d’euros qui seront dépensés. Objectif : « transformer en profondeur le pays » par le renouvellement du transport ferroviaire avec un plan pour le fret, la garantie d’un accès aux services publics sur tout le territoire, le soutien de la filière du bio et de l’agro-écologie, l’adoption d’une loi intégrale pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles, porter le budget de la culture à 1 % du PIB et celui du sport à 1 % du budget de l’État et continuer à recruter massivement des fonctionnaires. Il sera également mis l'accent sur la progression de l’égalité salariale hommes/femmes. Le tout sera financé par un impôt sur les bénéfices des multinationales et la chasse à l'évasion fiscale et le renforcement de la taxe sur les transactions financières.

En proposant ce programme, les gauches unies s’inscrivent dans les pas de leurs aînés de 1936 et des grandes conquêtes sociales qui ont balisé l’histoire des progressistes pour faire avancer l’égalité. Lorsque les gauches sont en capacité de gouverner, aiguillonnées par un mouvement social exigeant, les citoyens et les travailleurs arrachent systématiquement des droits nouveaux à l’instar de la Sécurité sociale, de la réduction du temps de travail et des augmentations de salaires. Ils en restent tant à conquérir !

Dominique Gerbault

(1) Pour aider les TPE et PME à être en capacité d’absorber le choc de cette relance salariale, plusieurs dispositifs sont prévus : avances à 0 % sur 1 ou 2 ans par le pôle public bancaire pour les entreprises dont la situation financière est jugée « difficile ». S’ajoutent également un fonds de solidarité pour le développement afin d'assurer la reprise à 0 % de leurs charges financières, un dispositif de crédit bonifié pour les entreprises souhaitant se développer avec un financement à 0 %, voire à taux négatif, de leurs investissements. Enfin, des mesures d’accompagnement financier dégressif et temporaire pour les entreprises qui en auraient besoin. Grâce aux effets de lé hausse des salaires combinée à la planification écologique, leurs carnets de commandes seront remplis.
(2) Les conditions d’un retour de l’âge légal à 60 ans feront l’objet d’une « grande conférence » avec les partenaires sociaux durant la législature, afin de déterminer notamment « le nombre d’annuités associées avec une réelle prise en compte de la pénibilité et des maladies professionnelles ». Objectif : « proposer une grande loi sur la question de la retraite à 60 ans avant 2027, qui s’appuiera sur le travail avec les partenaires sociaux ».

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Le progrès social à portée de vote

le 23 juin 2024

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