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L'édito du TC par René Granmont. Rassembler, rassembler, rassembler…

Les sondages se sont encore une fois heurtés aux durs pépins de la réalité. Alors qu’ils donnaient tous Manuel Valls en tête de la primaire du Parti socialiste, c’est Benoît Hamon qui domine largement ce premier tour. Ce qui a donc fait irruption dimanche soir, c’est le rejet grandeur nature du quinquennat de François Hollande. Et cela à tous les niveaux.

D’une part, malgré les cafouillages enregistrés concernant la participation, il est évident que cette consultation n’a pas obtenu le succès espéré par la direction du Parti socialiste. Avec plus d’un million de votants en moins par rapport à la primaire de 2011, cette désaffection témoigne de la déception, de la colère même, de nombre d’électeurs de gauche qui se sont sentis trahis par la politique de droite mise en œuvre par François Hollande et Manuel Valls.

D’autre part les résultats du vote sont sans appel pour l’ancien Premier ministre qui portera seul, dimanche prochain, la responsabilité de défendre le bilan du quinquennat et de porter sa continuité. On peut se réjouir que, au travers des votes pour Benoît Hamon et Arnaud Montebourg, une majorité se soit exprimée pour tourner la page des politiques menées, avec ou sans la brutalité du 49-3, par le duo Hollande-Valls. Et le second tour, dimanche prochain, verra donc s’opposer non pas, comme le serinent les médias dominants, une « gauche de gouvernement » et une « gauche d’opposition, une gauche utopique », mais bien deux visions totalement opposées du quinquennat qui s’achève et des politiques à mettre en œuvre pour répondre aux attentes des Françaises et des Français.

Avec ce vote et la probable victoire de Benoît Hamon dimanche soir, les perspectives de rassemblement autour d’un projet transformateur remettant radicalement en cause le libéralisme, loin d’être reportées aux calendes grecques, demeurent totalement à l’ordre du jour. En effet, monte aujourd’hui dans le pays l’aspiration à un large débat de fond entre tous ceux qui contestent à Valls comme à Macron l’étiquette de gauche dont ils s’affublent et qui refusent l’inéluctabilité de la victoire de la droite ou de son pendant extrême. Cette soif de rassemblement, parfois pleine d’illusion, voire d’un certain opportunisme, doit être entendue par tous les candidats de la gauche antilibérale et écologique à l’élection présidentielle.

C’est surtout dans cet objectif que les communistes ont choisi de soutenir, en menant une campagne autonome, la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Et c’est avec cette visée ancrée au cœur de leur engagement qu’avec leurs candidats, ils se lancent dès maintenant dans la campagne des élections législatives.

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