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Première rencontre nationale de Port-de-Bouc. Témoignages pour un nouveau souffle

Plusieurs témoignages ont enrichi le débat organisé par le PCF mardi soir. Pour les jeunes, les femmes, les enfants, quelques pistes ont été évoquées.

L’affluence de mardi soir (près de 600 personnes) prouvait ce besoin d’échange, que relevait Olivier Leberquier, de la Scop-TI : « La salle pleine prouve qu’on est vivant. » Pour le syndicaliste qui, avec d’autres salariés, a lutté vaillamment pour sauver son entreprise, ce qui est essentiel, « c’est l’immense solidarité qui a été au cœur de cette aventure et qui a permis qu’elle aboutisse. Mais aujourd’hui, avec toutes les lois qui sont passées, cette bataille ne serait plus possible. On a intérêt à être solidaires pour bâtir un monde meilleur. »

Et ça intéresse tous les âges de la vie. « On veut nous exclure toujours plus du droit commun, la précarité des jeunes est un passage obligé », affirme Julien Gaboriau du Mouvement des jeunes communistes. Le transport, le logement, la santé, la formation, « l’accès à un emploi stable et pas des contrats spécifiques qui nous maintiennent dans la précarité », autant de pistes qu’il faut selon lui exploiter. « Les jeunes dans la galère, les vieux dans la misère, c’est toujours valable. On réclame à vivre dignement durant nos études jusqu’au salariat », poursuit-il.

« Redonner de la force à la fierté populaire »

Une protection sociale même sans travailler, la reconnaissance des années d’études dans le calcul de la retraite, une aide significative pour les études, « une politique audacieuse de prévention, d’éducation à la sexualité, aux pratiques à risques », les jeunes ont des revendications et ils les expriment haut et fort.

Un témoignage poignant est venu apporter un autre éclairage sur la nécessité du progrès social. David Gibaud est papa d’un petit garçon atteint d’un cancer rare, comme 2.500 enfants en France. Pour les soigner, la seule possibilité est la recherche publique, « pour supprimer la rentabilité des entreprises pharmaceutiques et la rentabilité des maladies. 500 enfants par an meurent parce qu’ils ne sont rentables. » Il évoque le quotidien des familles dans l’hôpital public, « malheureusement géré comme un hôpital privé, qui débouche sur du personnel en souffrance, des patients en souffrance ».

Les femmes aussi doivent être mieux considérées, « parce qu’elles ont une part active dans le travail », affirme Evelyne Santoru-Joly, 1ère Adjointe au Maire de Port-de-Bouc, Conseillère départementale (PCF), qui déplore que depuis plusieurs années, « malgré beaucoup d’interventions, on n’avance pas assez sur la question de l’égalité homme/femme ». Une vraie politique « est possible mais surtout nécessaire pour faire avancer la société toute entière ».

« Vous avez des choses à dire », a constaté avec satisfaction Pierre Dharréville en conclusion de cette première table ronde nationale du PCF, « il y a une aspiration forte au progrès social mais qu’on a du mal à retrouver dans les urnes parce que beaucoup renoncent ». Une des raisons, selon lui, c’est que « la politique ne respecte pas sa promesse républicaine de liberté, d’égalité et de fraternité ». Il y a donc nécessité à se rassembler « pour construire une République commune, contre la loi de l’argent, redonner de la force à la fierté populaire ».

Nathalie Pioch (La Marseillaise, le 9 février 2017)

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