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L'édito du TC par Nicole Gaspon. En finir avec les violences policières

Les nombreuses mobilisations qu’a suscité la dramatique agression dont a été victime Théo marquent incontestablement une étape. Elle sont le signe que les violences policières, une certaine forme d’impunité, le racisme, atteignent à l’intolérable et qu’il faut un changement profond de ces pratiques.

Il est bien sûr évident que les fonctionnaires de police accomplissent des tâches de haute responsabilité relevant d’un indispensable service public. Globalement la population est attachée à sa police, le contexte des attentats ayant renforcé ce sentiment. Pourtant les dérapages se multiplient, est-il besoin de rappeler la mort de deux adolescents à Clichy-Sous-Bois en 2005, les émeutes qui ont suivi ?

L’accumulation des difficultés sociales dans les quartiers populaires a engendré les tensions entre les jeunes et la police. A cela s’ajoute l’impuissance de la politique de la ville à éradiquer les ghettos, à enrayer la spirale de la violence. On mesure, là aussi, l’immense déception de la jeunesse des banlieues face aux engagements non tenus de François Hollande. La suppression de la police de proximité a encore aggravé les choses, et, aujourd’hui, l’état d’urgence sert de prétexte à toutes les dérives. D’où ces trop nombreux dérapages encouragés par les tendances sécuritaires, la banalisation des idées d’extrême-droite, qui, malheureusement, trouvent un écho favorable chez certains policiers.

Des tendances sécuritaires également relayées par les collectivités territoriales, à l’instar du maire de Perpignan qui veut armer les policiers municipaux comme ceux de la police nationale, qui préfère les caméras au dialogue.

Aussi faut-il se réjouir de la prise de conscience actuelle de nombreux citoyens, associations et  partis politiques progressistes qui portent sur la scène publique le ras-le-bol des violences policières et racistes, des contrôles au faciès musclés, des abus... Tout l’arsenal d’un système répressif qui va de pair avec une politique injuste et antisociale.

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