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L'édito du TC par Jacques Pumaréda. Un anniversaire à la soupe à la grimace

Le 25 mars, c’est le soixantième anniversaire du traité de Rome et du Marché commun. Les flonflons sont fanés et la bannière européenne a perdu son éclat tant les politiques de l’Union se sont révélées désastreuses.

« There is no alternative ». Telle était la maxime de Margaret Thatcher dans les années 80, avec le dérèglement des flux financiers, la privatisation des services publics et le creusement des inégalités sociales, variante du règne du capital mise en place en Europe et aux États-Unis. Du marché unique (1986) au pacte budgétaire (2012) en passant par le pacte de stabilité et de croissance (1997), les parlements nationaux ont été supplantés pour imposer une austérité draconienne à tout le continent. L’élargissement à l’Europe de l’Est ouvrait ainsi une grande zone de main d’œuvre bon marché.

Le parlement européen vient de voter un nouveau traité de libre échange avec le Canada (CETA) alors que les peuples, quand ils sont consultés, rejettent massivement le libre-échange. Les parlements nationaux sont appelés à ratifier ce traité, cela demande bien entendu un certain temps. Qu’à cela ne tienne, on n’attendra pas et le traité va s’appliquer sans attendre les procédures parlementaires. Vouloir faire le bonheur de quelqu’un à sa place est, selon certains psychiatres, une forme de perversion.

Saignée depuis 2010 par l’Eurogroupe, la banque centrale européenne et le fonds monétaire international, la Grèce est proche d’un nouveau défaut de paiement. Jusqu’à quand va-t-on infliger des remèdes de cheval à ce pays exsangue ?

Ailleurs aussi on abaisse les droits des chômeurs et on préconise de cesser de soigner les étrangers. Mais tous s’accordent pour augmenter les crédits militaires pour répondre à la menace russe !

M. Junker, grand défenseur des paradis fiscaux, est devenu président de la Commission européenne grâce au soutien d’une majorité de parlementaires socialistes européens. Son concurrent social-démocrate Martin Schulz avouait : « Je ne sais pas ce qui nous distingue » et M. Junker d’ajouter : « M. Schulz adhère largement à mes idées ». On comprend pourquoi le traité de libre-échange avec le Canada est passé comme une lettre à la poste.

En cette veille d’élections en France, nombreux sont les candidats qui annoncent vouloir réorienter l’Europe, le dessein est louable, mais on sait qu’il ne faut pas compter sur certains...

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