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L'édito du TC par René Granmont. Plus que cinq semaines

A 36 jours du premier tour de la présidentielle, près de la moitié des électeurs ne savent toujours pas s’ils iront voter et pour qui, sinon pourquoi… Faut-il s’en étonner quand cette campagne électorale se déroule dans un climat nauséabond où l’on parle plus des « affaires » que des projets des candidats.

Confrontés à des accusations graves, les prétendants de la droite et de l’extrême droite ont lancé un « appel au peuple » contre les juges et les journalistes, mettant ainsi en cause les fondements même de la démocratie et donnant un aperçu de ce que deviendrait la République si, par malheur, ils parvenaient à l’Elysée. Et ce n’est pas là une chimère quand on voit comment gouvernent MM. Trump, Erdogan ou Poutine…

Au PS, Manuel Valls, reniant la parole donnée, refuse de soutenir le candidat choisi par une majorité des électeurs de la primaire socialiste tandis que, localement, le député socialiste. Jacques Cresta décide de coller aux basques de Macron. Toutes ces attaques, tous ces reniements favorisent l’abstention et le vote pour le FN. Ils montrent combien il est temps d’en finir avec des institutions en voie de décomposition et de passer à une nouvelle République. C’est le sens de la marche qui aura lieu samedi prochain à l’appel de Jean-Luc Mélenchon et à laquelle les communistes prendront toute leur part.

Mais ne rêvons pas ! Une marche ne suffira pas et un tel changement n’a de chance d’aboutir que si les citoyennes et les citoyens de ce pays s’en emparent. Ne parlons plus costumes, mais parlons des programmes, des idées de chacun des candidats… Du programme de Fillon qui veut que la bourgeoisie prenne sa revanche sur les conquêtes de 1968, sur celles de la Libération, sur les acquis du Front Populaire. Parlons des idées de Macron, si proches de celles du précédent tant, entre deux formules floues et vaguement branchées pour cacher le reste, il fait la part belle aux grands patrons ou à la destruction des services et investissements publics. Parlons des projets de Le Pen camouflés derrière une logorrhée sociale, mais qui sont du même tonneau que ceux des précédents. Enfin, va-t-on accepter les fausses évidences qu’on cherche à nous imposer ? Va-t-on enfin décider de voter pour des idées ? Et pour ce faire, la gauche, la vraie, celle qui refuse de poursuivre la politique de ce quinquennat va-t-elle se rassembler sur un pacte de majorité de gauche permettant de présenter des candidatures communes à la présidentielle et aux législatives ? C’est pour obtenir cela que nous serons encore sur la place de la République, à Perpignan, ce vendredi.

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