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L’édito du TC par Jacques Pumaréda. C’est toujours la première fois

C’est la première fois que l’on ne s’interroge plus sur la présence du Front national au second tour.

C’est la première fois que nul ne défend le bilan du quinquennat alors que deux anciens Ministres, Benoît Hamon et Emmanuel Macron sont candidats.

C’est la première fois que les candidats de la droite et du PS, qui ont gouverné sans discontinuer depuis le début de la Vème République, pourraient être éliminés dès le premier tour.

L’actuelle faveur dont semble bénéficier M. Macron risque de propulser vers le pouvoir suprême le digne héritier, fût-il parricide, de ce président sortant à l’impopularité inégalée. Assurément M. Macron n’est pas socialiste, mais M. Hollande non plus et M. Valls qui vient de rallier le premier non plus. M. Macron rêve sous des amas de mots cotonneux et creux, d’une alliance sociale entre les classes moyennes cultivées et le patronat libéral pour se déployer dans un marché mondial. Entendre M. Macron, c’est réécouter ce que disaient Bill Clinton, Tony Blair et Gérard Schröder. Le parti démocrate américain et la social-démocratie européenne gisent en ce moment au fond du ravin.

Des institutions monarchiques qui permettent toutes les turpitudes, tous les reniements, une vie politique verrouillée par la peur du pire, des médias qui s’accommodent des unes comme des autres, composent le paysage mortifère de cette élection. Et puis il y a l’Europe ! Il y a le désir d’une Europe de peuples, de nations, libres, souverains et associés pour remplacer cette Europe de la finance et de l’austérité. L’aspiration à une sixième République grandit dans le pays, on l’a vu avec le succès du rassemblement de Jean-Luc Mélenchon. Les attentes démocratiques n’ont jamais été aussi fortes.

Ces aspirations progressistes trouveront-elles leur débouché politique ? Certainement pas si le premier candidat de gauche arrive quatrième au premier tour. La volonté unitaire est grande dans l’électorat de gauche. Toutes les initiatives qui peuvent concourir au rassemblement sur des engagements clairs de rupture sont utiles. « L’heure n’est pas à la concurrence entre les forces de gauche » rappelait Pierre Laurent. Surtout quand les deux principaux candidats de ces forces cumulent 25% des intentions de vote. La question d’un pacte majoritaire à gauche, notamment pour les législatives, revient avec force.
 

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