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Pour nous qui portons Jean-Luc Mélenchon depuis la création du Front de Gauche, l’unique espoir repose sur les candidatures communes !

Celles et ceux qui ont porté la candidature de Jean-Luc Mélenchon, contribuant à son exceptionnel résultat, doivent-ils se déchirer ?

Le peuple et en tout cas celui qui a voté pour notre candidat commun a-t-il intérêt à ce déchirement ?

Si cela était le cas, notre gauche serait laminée avec seulement une petite poignée de députés comme semblent le montrer les projections issues d’un sondage OpinionWay-SLPV analytics pour les « Echos ». En effet, il ressort de cette enquête que le mouvement d’Emmanuel Macron décrocherait en juin 249 à 286 députés. La droite aurait 200-210 sièges, le FN (15 à 25 sièges), la gauche socialiste (28 à 43) et la radicale (PCF-Front de Gauche-Insoumis(6 à 8). Il saute immédiatement aux yeux que des candidatures communes PCF-Front de Gauche-Insoumis pourraient contrecarrer les prévisions négatives de ce sondage. Pourtant à l’heure où le rapprochement est indispensable et apprécié comme tel par nombre d’électrices et électeurs amenés par les uns et les autres au vote Mélenchon, la presse annonce que « France Insoumise » menace de traîner devant les tribunaux des candidats PCF qui utiliseraient le nom, voire l’image, de Jean-Luc Mélenchon.

Depuis quand les révolutionnaires confient à la justice de classe le soin de régler les petits différents politiques entre partis ou mouvements « frères » ?

Il est naturel que des femmes et des hommes communistes se revendiquent d’un Jean-Luc Mélenchon, qu’ils soutiennent et pour lequel ils font campagne sans faillir depuis 2011.

Qui peut leur reprocher ? Des « Mélenchonistes » de la dernière heure, au demeurant fort respectables, arrivés par un clic il y a quelques semaines et dont pour certains on ne sait pas s’ils militaient, et pour qui, en 2012 : Bayrou, Hollande, abstention… ? Le pluralisme philosophique et politique, spécificité historique française, n’est-il pas un atout du rassemblement d’électrices et d’électeurs concrétisé à la présidentielle autour de Jean-Luc Mélenchon et du projet qu’il a porté ?

L’arrogance, la volonté d’hégémonie seraient-elles devenues des vertus révolutionnaires ?

En 2017, comme 416 autres élus communistes j’ai donné mon parrainage à Jean-Luc Mélenchon. En 2012, le parrainage des élus communistes représentait 90% des signatures recueillies. Sans hésitation, je le parrainais aussi à cette époque, en me moquant des incidences sur les élections municipales d’après. Je n’ai aucun regret, je suis fier de l’avoir fait. 2012 encore, dans un vote interne, 90% des communistes d’Elne et du département avaient choisi Jean-Luc Mélenchon face à un candidat membre du PCF. Pour les présidentielles 2017 j’ai personnellement fait et des centaines de communistes catalans avec moi, une campagne effrénée pendant trois mois pour Jean-Luc Mélenchon. Dans la fédération du PCF des PO dont je suis le premier responsable, nous avons distribué 100.000 tracts, collé plus de 1.000 affiches, investi 100 marchés, tenu plusieurs centaines de bureaux de vote…

Alors que cela plaise ou non, je resterai insoumis ! J’évoquerai durant les législatives mon soutien et le soutien des communistes à Jean-Luc Mélenchon ! Parce que c’est un fait réel. Je diffuserai, si ça me chante, des photos dont je suis propriétaire où je pose avec la personnalité publique Jean-Luc Mélenchon ! Parce que c’est juste ! Je le ferai et si mes compagnons d’élections, mes camarades de « France Insoumise » me trainent devant les tribunaux ils assumeront.

Je préfère maintenant revenir au nécessaire débat sur les candidatures communes. Débat dans lequel doivent intervenir, par les moyens à leur disposition, les millions qui, comme nous, ont voté Jean-Luc Mélenchon. Dans les PO d’abord, la proposition suivante validée par les conseils départemental et national du PCF a été transmise de vive voix à nos amis de France Insoumise : sur les quatre circonscriptions, nous proposons deux candidatures titulaires pour France Insoumise (dont celle où Jean-Luc Mélenchon fait son meilleur score) et deux candidatures pour le PCF. Pour les suppléants nous sommes prêts à en accepter 1 et en laisser 3 à FI.  Au plan national, le PCF porte la proposition de présenter 212 candidatures communes dans les circonscriptions où il y a une chance, c’est-à-dire où le total voix de gauche y compris avec celles de Hamon, dépasse celui de Macron, de Fillon et du FN. Deux rencontres nationales ont eu lieu (vendredi 29/04 et mardi 2/05) « France insoumise » qui proposait 30 candidatures communes en tout, est passée à 52 et affirme ne pas vouloir aller plus loin. Il nous semble que ce chiffre est bas et ne répond pas à l’ambition affichée par Jean-Luc Mélenchon, dimanche 30 avril sur TF1 : atteindre une majorité parlementaire qui l’impose à Matignon. En effet, même si les 212 candidatures communes étaient victorieuses, il manquerait encore 78 députés pour faire une majorité à l’Assemblée Nationale. Alors avec 52, nous n’irons pas loin. Pour être au niveau de l’espérance que les français ont placé en nous tous et en notre candidat commun, nous avons le devoir de ne pas nous diviser et de tout pour déboucher sur un maximum de Députés, issus des rangs de ceux qui ont porté haut la candidature de Jean-Luc Mélenchon.

Dans les PO, dans au moins deux circonscriptions (la 3 et la 4) le total des voix recueillies par Jean-Luc Mélenchon, NPA et LO est sensiblement équivalent à celui obtenu par Emanuel Macron et Benoît Hamon et dépasse largement celui de François Fillon. Dans les deux autres les rapports ne sont pas inintéressants bien au contraire. C’est dire si la possibilité d’atteindre une place qualificative pour le deuxième tour des législatives est à la portée des forces qui ont soutenu Jean-Luc Mélenchon, à conditions d’être unis et choisir les candidatures les plus efficaces dans chaque circonscription.

Qui peut croire que si dans chaque circonscription les candidatures proposées ou soutenues par le Parti Communiste Français et celles de « France Insoumise » s’affrontent, nous avons les mêmes chances de gagner ?

Si finalement cela arrivait ce sont celles et ceux que nous combattons qui atteindraient le second tour.

Nicolas Garcia

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